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Des capsules sur la santé avec Marie-Claude Labelle


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Sante au quotidien

  • Honteuse la maladie mentale?

    La stigmatisation rattachée aux maladies mentales est si omniprésente qu’elle peut avoir un effet sur presque tous les aspects de la vie des Canadiens, de leur choix de partenaire jusqu’à leur choix d’employés. C’est ce que révèle un nouveau sondage réalisé pour le compte de l'Association médicale canadienne (AMC).

    Dans un communiqué, le Dr Brian Day, président de l’AMC, admet que les résultats du sondage ne présentent pas un tableau très flatteur sur les attitudes des Canadiens face à la santé mentale: «Lorsque 50 % seulement d’entre nous diraient à un ami qu’un membre de sa famille est atteint de maladie mentale tandis que 72 % révéleraient un diagnostic de cancer, il y a quelque chose qui ne va vraiment pas. C’est la seule forme de discrimination qui demeure socialement acceptable. C’est un embarras national.»

    Attitude négative

    Le sondage a aussi révélé qu’une majorité de Canadiens ne voudraient pas d’un médecin de famille (61 %) ou d’un avocat (58 %) atteint d’une maladie mentale, 55 % n’épouseraient pas une personne atteinte de maladie mentale, presque la moitié des Canadiens (46 %) pensent que les gens utilisent l'expression maladie mentale pour excuser un mauvais comportement.

    L’AMC révèle aussi que les résultats du sondage indiquent que les Canadiens semblent avoir une attitude négative face aux maladies mentales même si beaucoup d’entre eux en ont une expérience personnelle. Au cours du sondage, 15 % des répondants ont déclaré qu’on avait déjà diagnostiqué chez eux une dépression clinique et 36 % avaient connu le stress, souvent précurseur d’une maladie mentale.
    Les résultats de ce sondage ont été dévoilés aujourd’hui à l’occasion du lancement de la huitième édition annuelle du Bulletin national sur la santé au Canada de l’AMC qui porte avant tout sur l'accès aux services de santé et sur les soins en santé mentale au Canada. Le Bulletin national sur la santé publié par l'AMC mesure l'opinion publique sondée par Ipsos-Reid afin de brosser un tableau des aptitudes et des expériences des Canadiens face au système de santé.

    Le sondage téléphonique réalisé par Ipsos-Reid pour le bulletin annuel a été effectué auprès de 1002 Canadiens adultes entre le 10 et le 12 juin 2008. Cet échantillon produit une marge d'erreur de ±3,2 % pour les constatations nationales globales, 19 fois sur 20.

    Bonne journée,

    Marie-Claude

    Source: Canoe santé.com


  • La vie avec le cancer

    Vous avez un cancer ». C'est le choc. Cette terrible nouvelle bouleverse la vie de nombreuses manières. Les répercussions les plus évidentes sont bien sûr physiques : votre santé est compromise par une maladie. Les autres conséquences sont d'ordre émotionnel.

    Sur le plan physique, les traitements contre le cancer telle la chimiothérapie peuvent vous fatiguer et vous priver du plaisir que vous procurent normalement vos occupations. Cette fatigue est plus ou moins grande : tout dépend du type de cancer, du traitement et de la personne elle-même. Les traitements sont parfois épuisants, certes, mais la fatigue n'est habituellement pas constante, et il existe des solutions pour composer avec elle.

    Il arrive que la fatigue soit causée par l'anémie. Le cas échéant, certains médicaments peuvent vous aider, notamment la darbépoétine (AranespMC ) et l'époétine (Eprex®). Demandez à votre médecin si ces médicaments pourraient vous être utiles.

    Pour garder le moral, prévoyez du temps pour vous adonner, lorsque vous en avez envie, à des activités qui vous plaisent. Vous aimez faire des promenades, jouer avec vos enfants, pratiquer le yoga, peindre ou aller au cinéma ? Toutes ces activités sont salutaires. Ce sont ces petits plaisirs qui, peut-être, viendront vous insuffler du courage lorsque vous en aurez besoin. De nombreuses personnes trouvent refuge dans la méditation pour composer avec le stress physique et émotionnel causé par le cancer.

    Les effets secondaires esthétiques des traitements contre le cancer sont difficiles à accepter, car ils touchent l'apparence. Qu'il suffise de penser à la perte des cheveux causée par la chimiothérapie. Les effets sur le teint et le poids peuvent également se révéler traumatisants. Mais heureusement, il y a de l'aide. En effet, les femmes atteintes de cancer peuvent trouver du soutien auprès du programme Belle et bien dans sa peauMD (http://www.lookgoodfeelbetter.ca/) : grâce au soutien d'entreprises privées et de nombreux bénévoles, ce groupe prodigue des conseils pour aider les femmes à surmonter les effets du cancer et de la chimiothérapie sur leur apparence.

    Pour traverser les moments difficiles, n'hésitez pas à demander de l'aide. Les ressources ne manquent pas : famille et amis, équipe de soins, conseillers spirituels et spécialistes en santé mentale.

    Peut-être devriez-vous également vous joindre à un groupe d'entraide pour pouvoir parler à d'autres personnes atteintes de cancer. Vous avez peut-être besoin d'un confident, tout simplement. Ou alors peut-être avez-vous besoin d'aide pour faire vos courses, cuisiner ou vous rendre chez le médecin ou à l'hôpital ? Quels que soient vos besoins, n'hésitez pas à formuler des demandes précises. N'oubliez pas que vous ne faites pas preuve de faiblesse en demandant de l'aide, bien au contraire : vous démontrez une solide compréhension de vos besoins et votre capacité de les satisfaire.

    Bonne journée,

    Marie-Claude

    Source: Canoe-santé.com

    Posté le Sep 07 2008, 07:04 AM par Marie-Claude avec no comments
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  • Nodules à la thyroide

    Question : Bonjour, j'ai un nodule thyroïdien depuis 1 an (très visible). Mon médecin de famille m'a fait passer des tests et ma glande fonctionne bien. Il m'a donc fait rencontrer un ORL qui, lui, me fait une biopsie tous les 3 mois. Ce dernier m'offre de m'enlever la glande afin qu'il n'y ait aucun risque de cancer, et il me dit que c'est à moi de prendre la décision. J'hésite car je sais que ma glande fonctionne bien. Certains m'ont dit que je devrais plutôt rencontrer un endocrinologue qui pourra m'éclairer davantage. Par contre mon médecin de famille me dit que c'est l'ORL qui opère et qu'il est spécialisé dans ce domaine. Qu'en pensez-vous? Et comment puis-je rencontrer un endocrinologue?
    Merci.


    Nodules thyroïdiens
    Ces nodules sont de petites tumeurs, bénignes à 90 %, de forme ronde et palpable. Ils se développent aux dépens de la glande thyroïde à la base du cou. Il y a des nodules toxiques qui sécrètent des hormones thyroïdiennes et sont parfois responsables d'une forme d'hyperthyroïdie*. Quand c'est toute la thyroïde qui est augmentée de volume, on parle de goitre diffus ou de goitre multinodulaire. Les nodules sont dits chauds ou froids selon leur capacité de fixer ou non l'iode radioactif. Les nodules cancéreux (adénocarcinomes), par exemple, sont presque toujours froids et durs.

    Causes
    On ne connaît pas la cause des nodules, sauf pour certains goitres liés à une carence d'iode dans l'environnement. Certains nodules cancéreux seraient dus à la radiothérapie du cou, de la tête ou du thorax dans l'enfance.

    Symptômes
    Le plus souvent, le patient (une femme dans la plupart des cas) consulte pour une bosse, douloureuse ou non à la palpation. Ou bien il y a des signes de compression des organes voisins : dyspnée, modification de la voix. Parfois ce sont des signes d'hyperthyroïdie qui sonnent l'alarme : diarrhée, bouffées de chaleur, palpitations, tachycardie, nervosité, etc.**

    Traitements
    Le traitement des nodules thyroïdiens est d'abord chirurgical. On procède à l'ablation des nodules seuls ou avec une portion ou l'ensemble de la thyroïde. L'administration d'iode radioactif complète parfois la chirurgie. La médication orale compense la carence en iode, les déficits (hormones thyroïdiennes) ou corrige l'hyperactivité (iode 131 ou antithyroïdiens). Elle doit être dosée avec précision par un spécialiste. 

    Si vous souffrez d'un état similaire ou si vous désirez consulter un endocrinologue, il faut demander à votre médecin de famille de vous recommander à ce type de spécialiste. Vous pouvez aussi faire appel à l'infirmière Info-Santé de votre quartier pour de l'information supplémentaire sur le sujet.

    Bonne journée,

    Marie-Claude

    Source: Service-vie.com

  • Crampes dans les jambes: pourquoi et comment les traiter?

    Une voisine me disait récemment qu'elle avait des crampes dans les jambes et voulait  savoir s'il existe un traitement approprié pour des crampes dans les jambes? Et quelle en est la cause?

    Une crampe est une contraction musculaire intense, involontaire et extrêmement douloureuse, possible partout sur le corps humain.

    Causes
    La crampe musculaire peut être la cause:
    d'une maladie neurologique;
    d'une lésion inflammatoire d'une artère: artérite des membres inférieurs;
    ou relié à un trouble métabolique: manque de sodium, de potassium et/ou de calcium lors d'un effort prolongé ou lors d'une déshydratation.

    La crampe qui survient sans avertissement lors de la pratique d'un sport est souvent causée par:
    un manque de circulation sanguine par rapport au besoin;
    la production excessive d'acide lactique pendant un effort musculaire prolongé.

    La cause n'est pas toujours connue. La crampe nocturne ainsi que la crampe de la grossesse sont mal connues.

    Crampe nocturne: sans autres symptômes, ne correspond à aucune maladie circulatoire ni neurologique.

    Crampe de la grossesse: malaise fréquent chez la majorité des femmes enceintes. Ce malaise semble survenir surtout au cours des derniers mois de la grossesse et semble lié à une carence en calcium ou en magnésium.

    Traitement: prescription de calcium ou de magnésium.

    Quoi faire?
    Lors d'une crampe au mollet, l'intensité du mal peut être diminuée ou atténuée par l'étirement passif du muscle: le pied placé dans le sens contraire de la crampe.

    Prévention
    Pour le sportif:
    échauffement avant l'effort
    bonne hydratation
    bonne connaissance du geste technique
    matériel adapté au sport: chaussures, raquette, etc.
    entraînement progressif.

    Un avis médical est recommandé lorsque la crampe apparaît:
    régulièrement lors d'efforts modérés;
    sans effort sportif;
    et lorsque sa durée est de plus d'une heure.

    Si vous souffrez d'une bursite qui persiste ou qui augmente après l'application de soins, communiquez avec une infirmière d'Info-Santé de votre CLSC ou avec votre médecin traitant.

    Référence:
    Amarenco, G., et al. (1998). Larousse Médical, p.253, Paris: Larousse-Bordas.

    Sources: Sympatico

    Bonne journée,

    Marie-Claude

  • La bactérie Salmonelle

    Qu'est-ce qu'une toxi-infection alimentaire?

    Les aliments contaminés par des bactéries, des virus et des parasites peuvent vous rendre malade. De nombreuses personnes ont déjà souffert d'une toxi-infection alimentaire sans même le savoir. Ces maladies, qu'on appelle aussi parfois « empoisonnement alimentaire », peuvent présenter des symptômes semblables à ceux de la grippe, notamment :

    • crampes d'estomac
    • nausée
    • vomissements
    • diarrhée
    • fièvre

    Les symptômes peuvent se manifester peu de temps après la consommation d'aliments contaminés, mais ils peuvent également apparaître au cours du mois suivant et même plus tard. Chez certaines personnes, en particulier les jeunes enfants, les personnes âgées, les femmes enceintes et les personnes dont le système immunitaire est affaibli, les toxi-infections alimentaires peuvent s'avérer très dangereuses.

    Selon les experts en santé publique, il y aurait environ de 11 à 13 millions de cas de toxi-infection alimentaire chaque année au Canada. On peut éviter la plupart des cas de toxi-infection alimentaire en adoptant des pratiques de manipulation sûres des aliments et en utilisant un thermomètre pour aliments afin de s'assurer que les aliments ont cuit jusqu'à ce que leur température interne soit sûre!

    Qu'est-ce que la Salmonelle et la salmonellose?

    La Salmonelle est une bactérie naturellement présente dans l'intestin des animaux (en particulier chez les volailles et les porcs), des oiseaux, des reptiles, de certains animaux de compagnie et de certaines personnes. Elle est également présente dans l'environnement. Les personnes qui consomment des aliments contaminés par la Salmonelle sont susceptibles de contracter la salmonellose.

    Quels sont les symptômes de la salmonellose?

    Comme dans le cas d'autres toxi-infections alimentaires, les symptômes de la salmonellose ressemblent à ceux de la grippe. Ils se manifestent habituellement de 12 à 72 heures après l'ingestion d'aliments contaminés et durent généralement jusqu'à sept jours. La plupart des gens s'en remettent sans traitement. Chez certaines personnes toutefois (les jeunes enfants, les personnes âgées et les personnes dont le système immunitaire est affaibli), un séjour à l'hôpital devient nécessaire. Certaines personnes infectées peuvent ressentir des symptômes chroniques, comme l'arthrite réactionnelle (syndrome Reiter), trois ou quatre semaines plus tard. Les jeunes enfants, les personnes âgées et les personnes dont le système immunitaire est affaibli sont les plus à risque de développer des complications graves comme la septicémie.

    D'autres personnes infectées pourraient ne présenter aucun symptôme ni tomber malades, mais être porteuses de la bactérie et propager l'infection à d'autres.

    Comment la bactérie se propage-t-elle?

    La salmonellose peut se transmettre d'une personne à une autre, ainsi que d'un animal, d'un oiseau ou d'un reptile à une personne. Elle peut également se transmettre par la consommation d'aliments contaminés par la bactérie Salmonelle. Les animaux et les humains infectés par la bactérie peuvent être porteurs. Par conséquent, la meilleure façon de prévenir les toxi-infections alimentaires consiste à adopter des pratiques hygiéniques adéquates et des pratiques de manipulation et de préparation sûres des aliments.

    Si vous croyez être infecté par la bactérie Salmonelle ou souffrir de toute autre maladie gastro-intestinale, ne préparez pas d'aliments pour d'autres personnes à moins de porter des gants jetables et d'adopter des pratiques de manipulation sûres des aliments. Il est également recommandé de tenir les animaux loin des garde-manger et des surfaces de préparation des aliments. Vous devez vous laver soigneusement les mains avec de l'eau chaude et du savon après avoir touché aux gâteries, aux aliments et aux jouets de vos animaux de compagnie ainsi qu'après avoir joué avec ces derniers ou ramassé leurs excréments.

    Où trouve-t-on la bactérie Salmonelle?

    Les aliments peuvent être contaminés par la bactérie Salmonelle au cours de l'abattage d'un animal et de la transformation de sa viande, lorsqu'ils sont manipulés par une personne infectée par la bactérie, par une contamination croisée provenant de l'environnement (oiseaux et grenouilles) ou par des pratiques insalubres de manipulation des aliments. Les aliments qui suivent ont donné lieu à des toxi-infections alimentaires :

    • de la viande crue ou pas assez cuite (surtout la volaille)
    • des fruits et légumes crus (particulièrement les germes de luzerne et les cantaloups) et leur jus, par ex. le jus de pommes ou d'orange
    • les oeufs crus ou pas assez cuits
    • les produits laitiers non pasteurisés comme le lait cru et les fromages au lait cru, les desserts fourrés à la crème et les garnitures à la crème
    • les gâteries pour animaux de compagnie
    • le poisson et les crevettes
    • les sauces et les vinaigrettes
    • la gélatine en poudre, le beurre d'arachide, le cacao et le chocolat

    La cuisson détruit-elle les bactéries?

    Comme beaucoup d'autres bactéries nocives qui pourraient se trouver dans nos aliments, la bactérie Salmonelle est détruite lorsque les aliments ont cuit jusqu'à ce que leur température interne soit sûre. Utilisez un thermomètre pour aliments pour mesurer leur température interne. Consultez le tableau.

    Conseil pour préserver la salubrité des aliments - Vous faites cuire un poulet ou une dinde? Pour un maximum de salubrité, les experts recommandent de faire cuire la farce dans un plat à part. Pourquoi? Pour éviter la contamination croisée et une cuisson insuffisante. Vous accélérerez également le temps de cuisson parce que la farce et la viande prennent toutes les deux plus de temps à atteindre une température interne sûre. Donc, faites cuire la farce séparément et gagnez du temps. La farce et la viande doivent atteindre séparément des températures internes sûres. Consultez le tableau.

    Est-il sécuritaire de manger des oeufs crus ou à peine cuits?

    Les aliments contenant des oeufs crus ou à peine cuits peuvent être dangereux pour les personnes vulnérables comme les jeunes enfants, les personnes âgées, les femmes enceintes et les personnes dont le système immunitaire est affaibli. Lorsque vous servez des oeufs à ces personnes, assurez-vous qu'ils sont bien cuits. Consultez le tableau.

    Conseil pour préserver la salubrité des aliments - Utilisez des produits d'oeufs pasteurisés lorsque vous préparez des aliments qui contiennent habituellement des oeufs crus comme le lait de poule, la mayonnaise, la vinaigrette, la crème glacée et les mousses. La pasteurisation détruit les bactéries nocives.

    Plan en quatre points pour contrer la bactérie Salmonelle

    1. PROPRE au départ!
      • Se laver les mains est l'une des meilleures façons de prévenir la propagation des toxi-infections alimentaires. Vous lavez-vous les mains pendant au moins 20 secondes avec de l'eau chaude et du savon avant et après avoir manipulé des aliments? Il faut également se les laver avant de passer d'un aliment à un autre.
      • Vos surfaces de travail et vos ustensiles sont-ils propres et désinfectés? La désinfection aide à ralentir la multiplication des bactéries et à prévenir les toxi-infections alimentaires.

      DÉSINFECTANT À L'EAU DE JAVEL

      • Mélangez 5 ml (1 c. à thé) d'eau de Javel avec 750 ml (3 tasses) d'eau dans un flacon pulvérisateur étiqueté.
      • Après avoir nettoyé les surfaces de travail et les ustensiles, vaporisez-les de désinfectant et laissez agir un moment.
      • Rincez abondamment à l'eau claire et laissez sécher à l'air (ou utilisez un linge à vaisselle propre).

      Conseil pour préserver la salubrité des aliments - Les fruits et les légumes crus peuvent être contaminés par des bactéries, des virus et des parasites; par conséquent, lavez-les à fond sous une eau courante propre avant de les préparer et de les manger. Utilisez une brosse pour bien frotter les produits frais dont la peau est ferme ou rugueuse, comme les oranges, les cantaloups, les pommes de terre et les carottes.

    2. REFROIDISSEZ vos aliments et stoppez froidement la bactérie!
      • Les bactéries peuvent proliférer dans la zone de températures dangereuses, soit entre 4 °C et 60 °C (40 °F et 140 °F). Conservez les aliments au frais à une température égale ou inférieure à 4 °C (40 °F).
      • La plupart des bactéries se multiplient moins rapidement lorsque les aliments sont conservés au réfrigérateur à une température égale ou inférieure à 4 °C (40 °F). La congélation à une température égale ou inférieure à -18 °C (0 °F) peut stopper complètement le processus de multiplication. (Rappelez-vous toutefois que la réfrigération et la congélation ne tuent pas les bactéries. Seule une cuisson appropriée peut y arriver!)

      Conseil pour préserver la salubrité des aliments - Gardez vos oeufs au frais! Rangez-les dans leur contenant original (afin de pouvoir facilement vérifier la date « meilleur avant ») et placez-les dans la partie la plus froide du réfrigérateur, habituellement vers l'arrière. N'achetez que les oeufs dont la coquille est propre et intacte.

    3. SÉPAREZ LES ALIMENTS! Évitez la contamination croisée!
      • Le jus de viande crue peut transmettre des bactéries. Placez la viande, la volaille et les fruits de mer crus dans des contenants fermés sur la tablette inférieure du réfrigérateur. Utilisez des contenants suffisamment grands pour empêcher que le jus s'égoutte sur d'autres aliments ou ne touche à ceux-ci.
      • Au moment d'acheter, de ranger ou de préparer les aliments, séparez les aliments crus des autres aliments.

      Conseil pour préserver la salubrité des aliments - Les plats de service, les ustensiles et les planches à découper utilisés pour les aliments crus peuvent également transmettre des bactéries. Utilisez-en des propres pour les aliments cuits!

    4. CUISINEZ en toute sécurité!
      • Avez-vous fait cuire vos aliments jusqu'à ce que leur température interne soit sûre? Utilisez un thermomètre à cuisson numérique afin de vérifier leur température interne de cuisson. Consultez le tableau.
      • Les bactéries peuvent se multiplier rapidement dans la zone de températures dangereuses, soit entre 4 °C et 60 °C (40 °F et 140 °F); assurez-vous donc de conserver les aliments chauds à une température égale ou supérieure à 60 °C (140 °F).

      Conseil pour préserver la salubrité des aliments - La seule façon de vous assurer que vos aliments sont suffisamment cuits, c'est d'utiliser un thermomètre à cuisson.

    CUISINEZ SANS RISQUE - TABLEAU DES TEMPÉRATURES
    Vous ne pouvez pas vous fier à ce que vous voyez - - utilisez un thermomètre à cuisson pour être sûr!
    Aliments Température
    Viandes complètement cuites et prêtes à être mangées (par ex. jambon, rôti) 4 °C (40 °F) froides
    60 °C (140 °F) chaudes)
    Tranches et rôtis de boeuf et de veau 63 °C (145 °F) mi-saignants
    71 °C (160 °F) à point
    77 °C (170 °F) bien cuits
    Côtelettes, côtes levées et rôtis de porc; boeuf, porc et veau hachés, y compris les saucisses et autres mets faits de ces viandes, oeufs, lorsque cuits à la chaleur directe (et non au four à micro-ondes) 71 °C (160 °F)
    Farces (cuites à l'intérieur de la volaille), plats en cocotte, saucisses fumées, restes, plats à base d'oeufs; dinde et poulet hachés, y compris les saucisses et autres mets faits de ces viandes, cuits au four à micro-ondes. 74 °C (165 °F)
    Poitrines, cuisses, hauts de cuisse et ailes de poulet et de dindon. 74 °C (165 °F)
    Dindes et poulets entiers 85 °C (185 °F)

     

    Assurer la salubrité de l'approvisionnement alimentaire du Canada

    L'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) est l'organisme de réglementation à vocation scientifique du gouvernement du Canada en matière de santé des animaux, de protection des végétaux, et en partenariat avec Santé Canada, de salubrité des aliments.

    Pour de plus amples renseignements sur la salubrité des aliments ou pour commander des exemplaires gratuits de cette brochure, consultez le site Web de l'ACIA à www.inspection.gc.ca, ou composez le 1-800-442-2342/ATS 1-800-465-7735 (du lundi au vendredi de 8 h à 20 h, heure de l'Est). Vous pouvez également trouver de l'information sur la salubrité des aliments en consultant le site Web de Santé Canada (www.hc-sc.gc.ca) ou celui du Partenariat canadien pour la salubrité des aliments (www.canfightbac.org/fr).

  • Cancer de la vessie

    Description

    Dans le cancer de la vessie, des cellules cancéreuses nocives envahissent la vessie et détruisent les cellules normales; la vessie ne peut plus fonctionner adéquatement. La vessie est un organe creux qui stocke l'urine à mesure qu'elle est filtrée par les reins. Sa paroi flexible, constituée de trois couches de tissus, lui permet de se distendre et de se contracter selon les besoins. La plupart des cancers de la vessie (90 %) s'implantent dans le revêtement épithélial, la couche la plus profonde de la paroi.

    Chaque année, le cancer de la vessie est diagnostiqué chez environ 4 800 Canadiens. Sa fréquence est deux à trois fois plus élevée chez les hommes que chez les femmes, et deux fois plus élevée chez les personnes de race blanche que chez celles d'origine africaine. En Amérique du Nord, il occupe le quatrième rang chez les hommes et le neuvième chez les femmes, sur le plan de la fréquence. Grâce au diagnostic précoce et à l'amélioration des traitements, les taux de mortalité pour cette maladie ont considérablement diminué au cours des vingt-cinq dernières années.

    Cause

    On ignore la cause exacte de ce cancer, mais certains facteurs de risque ont été établis, notamment :

    • tabagisme : les fumeurs s'exposent à un risque deux fois plus élevé de cancer de la vessie comparativement aux non-fumeurs
    • exposition à des substances chimiques : certains produits chimiques, par exemple ceux qui sont utilisés par les coiffeurs, les peintres, les travailleurs du textile ainsi que les travailleurs des industries des colorants, du cuir et du caoutchouc peuvent se concentrer dans l'urine, d'où le risque de cancer.
    • certains médicaments : certains médicamentsemployés pour la chimiothérapie, par exemple la cyclophosphamide* (qui est souvent employée dans le traitement du cancer du sein et du lymphome), peuvent accroître de façon importante le risque d'un cancer de la vessie ultérieur.
    • race : le risque est deux fois plus élevé chez les personnes de race blanche par comparaison aux personnes d'origine africaine
    • sexe : les hommes courent un risque deux à trois fois plus élevé que les femmes
    • âge : la plupart des cas de cancer de la vessie sont diagnostiqués chez des personnes de plus de 40 ans.  

    Symptomes

    Il est facile de confondre les symptômes du cancer de la vessie avec ceux d'une infection de la vessie ou d'une infection urinaire, de calculs rénaux ou de troubles de la prostate. Ces symptômes sont :

    • présence de sang dans l'urine
    • douleur ou sensations de brûlures au moment d'uriner
    • besoin urgent d'uriner
    • impression de ne pas avoir vidé complètement sa vessie après avoir uriné

    Si vous constatez l'un de ces symptômes, il est important de consulter votre médecin pour écarter toute possibilité d'un cancer de la vessie.

    Il est important de diagnostiquer le cancer de la vessie de manière précoce. Cela augmente les chances de réussite du traitement. Les complications du cancer de la vessie découlent davantage du traitement que du cancer lui-même. Cependant, si le cancer demeurait non traité et évoluait, il finirait par entraîner des complications encore plus importantes.

    Les complications du traitement chirurgical dépendent du type d'intervention pratiquée. S'il s'agit d'une cystectomie partielle, la vessie peut encore retenir l'urine, mais son volume a considérablement diminué. La personne doit alors uriner beaucoup plus souvent. En outre, comme le cancer peut réapparaître, il est nécessaire d'avoir des suivis médicaux fréquents afin de déceler la présence de cellules cancéreuses aussitôt que possible.

    Après une cystectomie totale (ablation de toute la vessie), la personne n'a plus de vessie; il faut donc un autre moyen de stocker et d'éliminer l'urine. Dans certains cas, on peut créer une nouvelle vessie en utilisant une petite section de tissu intestinal. Cette nouvelle vessie doit être vidée régulièrement et manuellement, à l'aide d'un tube ou d'un cathéter. Dans d'autres cas, il peut être nécessaire d'installer une urostomie; le chirurgien relie alors les uretères (tubes qui permettent d'acheminer l'urine des reins à la vessie) à la paroi abdominale et il crée une stomie (ouverture). Un sac en plastique fixé à l'extérieur de la stomie recueille l'urine et remplace la vessie. Ce sac doit être vidé régulièrement.

    Parmi d'autres complications du cancer de la vessie, il faut mentionner l'infertilité chez les femmes (en cas d'ablation de l'utérus), la ménopause (en cas d'ablation des ovaires) et, peut-être, une certaine dysfonction sexuelle, si le vagin a été rapetissé ou raccourci.

    Les hommes peuvent aussi éprouver une infertilité et une dysfonction sexuelle, si la prostate et les glandes productrices de sperme ont été enlevées.

    Diagnostic

    Pour diagnostiquer un cancer de la vessie, il faut obtenir les antécédents médicaux du patient, y compris ses conditions de travail antérieures, les possibilités d'exposition à des produits chimiques et ses habitudes de vie, par exemple le tabagisme. Après avoir noté ces renseignements et effectué un examen physique, le médecin procédera probablement à un examen vaginal ou rectal pour écarter les autres causes possibles des symptômes.

    Les analyses sanguines permettent de vérifier la fonction rénale, et les analyses d'urine, de déceler la présence de sang ou de cellules cancéreuses. Ensuite, on effectue une cystoscopie. Le médecin introduit un mince tube appelé cystoscope dans l'urètre (tube qui achemine l'urine de la vessie vers l'extérieur durant la miction) et le fait remonter jusqu'à la vessie. Grâce au cystoscope, le médecin peut voir l'intérieur de la vessie, y rechercher des anomalies et prélever un petit échantillon de tissu (biopsie) afin de vérifier la présence de cellules cancéreuses. La cystoscopie peut être effectuée sous anesthésie locale ou générale.

    Une fois le diagnostic de cancer confirmé, on doit déterminer le stade du cancer (à quel point il a évolué). À cette fin, le médecin demande certains des examens suivants :

    • tomodensitométrie (TDM) : examen qui révèle la présence de tumeurs ou d'anomalies dans les voies urinaires (cela inclut la vessie, les reins, l'urètre et les uretères).
    • imagerie par résonance magnétique (IRM) : examen plus sophistiqué que la tomodensitométrie, qui révèle toute anomalie dans la vessie ou les voies urinaires.
    • pyélographie intraveineuse : examen où l'on injecte une substance de contraste qui se concentre dans l'urine; ensuite, on prend des radiographies qui montrent le parcours de l'urine avec toute obstruction ou anomalie, s'il y a lieu.
    • scintigraphie osseuse : pour déterminer si le cancer a atteint les os.
    • radiographie pulmonaire : pour déterminer si le cancer a atteint les poumons.

    Traitement et Prévention

    Comme la plupart des cancers, celui de la vessie peut être traité à l'aide d'une intervention chirurgicale, de la radiothérapie, de la chimiothérapie ou d'une association de ces traitements. Le choix du traitement est fonction de l'emplacement et du stade du cancer.

    Intervention chirurgicale

    Si le cancer de la vessie est diagnostiqué assez tôt, on peut effectuer une résection transurétrale. À l'aide d'un cystoscope, le chirurgien se sert d'un instrument spécial pour brûler les cellules cancéreuses dans la vessie. Ce traitement offre l'avantage de préserver la vessie, ce qui permet au patient d'uriner normalement après l'intervention.

    La résection de la vessie s'appelle cystectomie. Si le cancer a envahi la paroi de la vessie ou s'il a atteint une grande portion de l'organe, les chirurgiens préfèrent généralement la cystectomie à la résection transurétrale.

    Chez les femmes, la résection de la vessie signifie habituellement l'ablation de l'utérus (hystérectomie), des trompes de Fallope, des ovaires et d'une partie du vagin. Si la patiente est jeune, on pourrait laisser les ovaires pour éviter une ménopause précoce. Chez les hommes, la cystectomie s'accompagne souvent d'une résection de la prostate et des vésicules séminales (glandes qui produisent le sperme).

    Parfois, on a recours à une cystectomie partielle si le cancer est limité à une petite portion de la paroi de la vessie. Le chirurgien n'enlève pas toute la vessie, de sorte que la personne peut encore uriner normalement après l'opération.

    Radiothérapie

    Deux types de radiothérapie sont utilisés dans le traitement du cancer de la vessie, la radiothérapie interne et la radiothérapie externe.

    Dans le cas de la radiothérapie externe, on dirige une source de rayonnement ionisant directement sur les cellules cancéreuses de la vessie. Ce traitement peut être administré avant l'intervention chirurgicale afin de réduire la taille de la tumeur, ou après l'opération en association avec la chimiothérapie.

    Dans le cas de la radiothérapie interne, on place des implants radioactifs dans la vessie même. La personne doit être hospitalisée pour recevoir ce traitement. Il se peut qu'on ne permette pas de visiteurs; cela vise à éviter de les exposer à la radiation provenant des implants. Une fois les implants enlevés, la personne n'émet plus de radiation et peut rentrer chez elle.

    Dans certains cas, on a recours aux deux types de radiothérapie.

    Les effets secondaires de la radiothérapie comprennent :

    • fatigue,
    • rougeur et sécheresse de la peau au point d'irradiation,
    • nausées,
    • diminution de l'appétit,
    • diarrhée.

    En général, ces effets secondaires sont temporaires.

    Chimiothérapie

    La chimiothérapie peut être administrée seule ou en association avec une intervention chirurgicale ou une radiothérapie. Elle peut prendre la forme d'un traitement général (administré habituellement par voie intraveineuse) ou d'un traitement local.

    La chimiothérapie locale, ou traitement intravésical, consiste à introduire les médicaments chimiothérapiques directement dans la vessie, exposant celle-ci aux produits pendant plusieurs heures à la fois. L'avantage principal du traitement intravésical est qu'il provoque moins d'effets secondaires puisque les médicaments ne sont pas administrés par voie générale (à tout l'organisme). Cette méthode est habituellement réservée aux tumeurs superficielles qui ont été excisées lors de la cystoscopie, tant pour traiter les minuscules morceaux de tumeur restants que pour prévenir une récidive après une ablation réussie.

    Lors d'une chimiothérapie générale, les médicaments circulent partout dans le corps; par conséquent, un plus grand nombre de systèmes ou d'organes sont touchés par le traitement. On a recours à ce traitement si le cancer s'est déjà propagé et ne peut pas être atteint au moyen de la méthode locale (intravésicale).

    Voici les principaux effets secondaires de la chimiothérapie générale :

    • nausées et vomissements,
    • perte de cheveux,
    • fatigue,
    • diarrhée,
    • frissons,
    • essoufflement,
    • toux,
    • ulcération de la bouche.

    Le cancer de la vessie a un bon pronostic (issue de la maladie). Plus le diagnostic est posé tôt, plus les chances de survie sont grandes. En fait, le taux de survie à cinq ans peut s'élever jusqu'à 94 % si le cancer est détecté assez tôt. Par contre, ce chiffre chute considérablement une fois que le cancer s'est propagé dans l'organisme.

    Les récidives se produisent surtout au cours de la première ou de la deuxième année suivant le traitement, d'où l'importance d'un suivi médical étroit. Les examens comprennent une cystoscopie et une analyse d'urine au moins tous les trois mois pendant quelques années.

    Alors que certains facteurs de risque du cancer de la vessie sont inévitables (par exemple l'âge et le sexe), certaines mesures peuvent être prises pour aider à le prévenir. Pour les personnes qui travaillent avec des substances chimiques qui constituent un haut risque, il est important de subir une analyse d'urine chaque année lors du bilan de santé annuel. Tout symptôme inhabituel de la vessie devrait être signalé à un médecin sans tarder.

    Puisque le tabagisme figure parmi les facteurs de risque connus du cancer de la vessie, les fumeurs devraient tenter d'abandonner la cigarette ou demander au médecin de leur donner des conseils pour cesser de fumer.

    Espérant que cela pourra vous aider,

    Bonne journée,

    Marie-Claude

    Référence: Canoé santé

  • Listériose

    Q1. Qu'est-ce que la listériose?

    La listériose est une toxi-infection alimentaire qui se produit lorsqu'une personne consomme des aliments contaminés par la bactérie Listeria monocytogenes. Cette bactérie se trouve souvent dans l'environnement, en particulier dans le sol, la végétation, les aliments pour animaux et les matières fécales des humains et des animaux. Bien que les aliments contaminés par Listeria monocytogenes ne présentent pas nécessairement d'altération visible ou d'odeur suspecte, la consommation de ces aliments peut causer une toxi-infection alimentaire, souvent appelée « empoisonnement alimentaire ».

    Q2. Quels sont les symptômes de la listériose?

    Les personnes souffrant de la listériose peuvent présenter les symptômes suivants :

    • Vomissements

    • Nausées

    • Douleurs abdominales

    • Diarrhée

    • Graves maux de tête

    • Constipation

    • Fièvre persistante

    Les symptômes se manifestent habituellement de 2 à 30 jours, et parfois jusqu'à 70 jours, après la consommation d'aliments contaminés.

    Chez les personnes les plus à risque, les symptômes peuvent être suivis d'une méningite ou encéphalite (infection cérébrale ou des tissus entourant le cerveau) ou d'une septicémie (infection sanguine), qui peuvent chacune entraîner la mort.

    Q3. Qui est à risque de contracter la listériose?

    Les personnes les plus à risque sont les suivantes :

    • Femmes enceintes

    • Nouveaux-nés

    • Personnes âgées

    • Personnes dont le système immunitaire est affaibli

    Q4. Que dois-je faire si je présente ces symptômes?

    Les gens qui manifestent des signes de maladie devraient communiquer avec la ou les personnes qui leur prodiguent des soins de santé.

    Q5. Qu'arrive-t-il aux femmes enceintes?

    Chez les femmes enceintes, l'infection peut n'occasionner que de légers troubles pseudogrippaux, mais si l'infection a lieu au cours des trois premiers mois de grossesse, la femme risque de faire une fausse couche. Si l'infection se produit plus tard durant la grossesse, l'enfant risque de naître mort ou de souffrir d'une maladie aiguë.

    Q6. La listériose est-elle mortelle?

    Les décès ne sont pas communs, sauf chez les personnes très jeunes, très âgées ou dont le système immunitaire est affaibli.

    Q7. Comment la bactérie Listeria monocytogenes est-elle propagée?

    Listeria monocytogenes est propagée par le contact avec une matière ou une surface infectée, comme les mains ou les comptoirs, durant la préparation d'aliments. La bactérie se trouve souvent dans l'environnement et, contrairement à la plupart des bactéries nuisibles, elle peut croître lentement sur des aliments conservés au réfrigérateur.

    Q8. Les cas de listériose confirmés sont-ils associés à la consommation des produits Maple Leaf qui ont été retirés du marché?

    L’Agence de santé publique du Canada et l’Agence canadienne d’inspection des aliments ont reçu les résultats de laboratoire de Santé Canada qui établissent un lien entre un sous-ensemble de produits de viande rappelés qui provenaient d’un établissement des Aliments Maple Leaf à Toronto et une éclosion de listériose dans quatre provinces.

    Le 24 août, l’Agence canadienne d’inspection des aliments et les Aliments de consommation Maple Leaf ont, par mesure de précaution, élargi la portée de la mise en garde diffusée le 19 août 2008 pour inclure tous les produits fabriqués à l’établissement en question (établissement 97B). Environ 200 produits font l’objet d’un rappel, la plupart d’entre eux étant des produits destinés à la vente au détail.


    L'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) et Les Aliments de consommation Maple Leaf avisent la population de ne pas servir ni consommer les produits de charcuterie prêts-à-manger figurant dans la liste de produits touchés publiée dans le site Web de l'ACIA, parce que ces produits pourraient être contaminés par la bactérie Listeria monocytogenes. De plus, les consommateurs sont priés de vérifier le code inscrit sur les produits achetés et de retourner ou de jeter ceux dont le code est « 97B ». Ce code se trouve près de la date « Meilleur avant » inscrite sur l’emballage. Lorsqu’on ne parvient pas à lire le code ou qu’on ne sait pas si le produit est visé par le rappel, il vaut mieux le jeter.

    Q9. Est ce le plus grand rappel d’aliments dans l’histoire du Canada?

    Non. Bien que le rappel des Aliments Maple Leaf puisse être considéré comme l’un des plus importants des dernières années, certains rappels passés touchaient un plus grand nombre de produits et présentaient des risques beaucoup plus élevés pour la santé humaine.

    Q10. Où les produits de viande de marque Maple Leaf sont-ils distribués et vendus?

    Ces produits ont été distribués à l'échelle nationale, principalement aux établissements de restauration tels que les restaurants, les hôpitaux et les maisons de soins infirmiers. Les produits peuvent aussi avoir été distribués aux points de détail et comptoirs déli au Canada.

    Q11. Comment savoir si la viande que j'ai achetée dans un point de vente au détail ou un comptoir déli est visée par le rappel?

    À ces endroits, il n'est pas facile de connaître le code original du produit ni la date de péremption. On recommande aux consommateurs qui se demandent quoi faire avec ces produits de charcuterie de communiquer avec le détaillant afin de déterminer si l'aliment acheté contient les produits faisant l'objet du rappel.

    Q12. Que faire de la viande tranchée que j'ai déjà si je ne sais pas si elle provient des variétés touchées par le rappel?

    Si vous ne savez pas si la viande que vous avez déjà fait l'objet du rappel, ne la mangez pas. Jetez‑la.

    Q13. Quelle est la différence entre « cas confirmé » et « cas soupçonné »?

    Dans le cadre de l'enquête menée sur la présente éclosion, un cas confirmé est une personne qui a une infection à Listeria monocytogenes de la même empreinte génétique que la souche à l'origine de l'éclosion.

    Dans le cadre de l'enquête menée sur la présente éclosion, un cas soupçonné est une personne qui a une infection à Listeria monocytogenes dont l'empreinte génétique reste à déterminer selon les résultats des analyses.

    Q14.  Les Aliments Maple Leaf sont‑ils les seuls soupçonnés d'être à la source de ce grand nombre de cas de listériose à ce moment‑ci? Sinon, sur quelles autres sources enquête‑t‑on actuellement?

    Dans le cadre de l'enquête, nous recueillons des renseignements sur tous les aliments et l'eau consommés par les personnes infectées au cours des 30 jours précédant l'apparition des symptômes. Bien que les résultats de laboratoire de Santé Canada établissent un lien entre les produits de viande rappelés par les Aliments Maple Leaf et une éclosion de listériose, l'ACIA continue d'évaluer les sources alimentaires communes cernées au fil des enquêtes de santé publique.

    Q15. Qui procède au rappel des aliments dangereux?

    Un rappel peut être fait par l'ACIA, les médecins-conseils en santé publique (ou médecins hygiénistes) locaux ou provinciaux ou une entreprise. Le rappel d'aliments est une méthode permettant de retirer du marché des produits alimentaires qui peuvent représenter un danger pour la santé des consommateurs. Il s'agit d'une mesure prise le plus souvent par un fabricant, un distributeur ou l'exploitant d'un service d'alimentation afin de protéger la santé de la population.

    Q16.  Qui veille à ce que les produits visés par un rappel soient retirés des rayons et que les restaurants, hôpitaux et foyers de soins infirmiers ne les offrent pas?

    L’ACIA surveille l’efficacité du rappel ordonné par les Aliments Maple Leaf. En collaboration avec les services de santé publique partout au Canada, elle s’assure que la totalité des produits touchés soit retirée des établissements à haut risque, comme les hôpitaux, les foyers de soins infirmiers et les garderies, et que tous les magasins de vente au détail font l’objet d’une vérification selon la procédure normale. Cela dit, il est essentiel que les détaillants et les distributeurs des produits Maple Leaf fassent preuve de diligence et retirent les produits touchés de leurs rayons et de leurs menus.

    Q17.  Qu'est‑ce qui a pu causer la contamination des produits d'Aliments Maple Leaf? Est‑ce une erreur dans la production alimentaire? Dans l'entreposage?  

    L'ACIA est à enquêter sur les causes possibles de cette contamination de produits alimentaires.   

    Q18. Comment me protéger et protéger ma famille?

    D'abord, il faut examiner soigneusement la liste de produits touchés des Aliments Maple Leaf accessible sur le site Web de l'ACIA puisque ces produits peuvent être contaminés par Listeria monocytogenes. Ensuite, il faut s’assurer qu’aucun produit ne porte le code « 97B », puisque le rappel ordonné par les Aliments Maple Leaf par mesure de précaution vise tous les produits portant ce code. Celui ci se trouve près de la date « Meilleur avant » inscrite sur l’emballage. Lorsqu’on ne parvient pas à lire le code ou qu’on ne sait pas si le produit est visé par le rappel, il vaut mieux le jeter.

    Les personnes les plus vulnérables (soit les très jeunes enfants, les personnes âgées, les personnes dont le système immunitaire est affaibli et les femmes enceintes) devraient éviter de consommer tout produit à risque.

    Le gouvernement du Canada recommande également de prendre les mesures de précaution suivantes lors de l'achat, de l'entreposage et de la préparation des aliments :

    • Conserver les aliments hors de la zone de température dangereuse (soit entre 4°C et 60°C ou 40°F et 140°F). Régler la température du réfrigérateur à 4°C (40°F) ou moins. Réfrigérer les aliments rapidement.

    • Faire cuire ou bouillir à fond les aliments comme les hot‑dogs ou les produits de volaille, jusqu'à ce qu'ils soient assez chauds pour dégager de la vapeur.

    • Éviter de consommer du lait cru non pasteurisé et des aliments qui en contiennent, comme les fromages au lait cru.

    • N'acheter que la quantité d'aliments qui sera consommée en une ou deux journées.

    • Laver soigneusement les légumes crus avant de les manger.

    • Se laver les mains avant, pendant et après la manipulation de tous les types d'aliments, surtout la viande et la volaille crues.

    • Nettoyer tous les ustensiles de cuisine, planches à découper et surfaces de travail à l'aide d'une solution d'eau de Javel diluée (5 ml/1 c. à thé d'eau de Javel dans 750 ml/3 tasses d'eau) avant et après leur utilisation.

    • Utiliser des ustensiles différents pour manipuler les aliments crus et les aliments cuits.

    • Respecter les dates de péremption « Meilleur avant », surtout celle des produits emballés ayant une longue durée de conservation.

    Q19. Les problèmes posés par les produits de viande Maple Leaf représentent‑ils un incident isolé?

    Oui. Selon les analyses menées jusqu'à maintenant, il s'agit d'un incident isolé lié à une seule installation. Les dossiers d’exploitation et d’inspection de cette installation font actuellement l’objet d’un examen minutieux pour déterminer s’il y a eu violation des procédures établies en matière de salubrité des aliments. Une analyse plus poussée des échantillons prélevés à cette usine est actuellement menée afin de s'assurer que tous les produits touchés sont retirés de la chaîne de distribution.

    Le milieu de la santé publique détecte et signale régulièrement des cas sporadiques de listériose liés à divers produits alimentaires.


     

     

    28 août 2008

    Source: Santé-Canada

    Bonne chance,

    Marie-Claude

  • Oméga-3 et oméga-6

    Les acides gras oméga-3

    haut

    Les oméga-3 sont utilisés dans l'élaboration d'acides gras hautement insaturés et d'eicosanoïdes de série 3. Ces substances ont des effets favorables sur la composition des membranes cellulaires ainsi que sur de nombreux processus biochimiques de l'organisme, notamment la régulation de la tension artérielle, l'élasticité des vaisseaux, les réactions immunitaires et anti-inflammatoires, et l'agrégation des plaquettes sanguines.

    Parmi les oméga-3, seul l'acide alpha-linolénique (AAL) est qualifié d'« essentiel ». En effet, les autres acides gras oméga-3 peuvent être synthétisés par le corps à partir de l'AAL. Il est particulièrement présent dans l'huile et les graines de lin et de chanvre, ainsi que dans l'huile de canola (colza) et de soya.

    L'acide eicosapentaénoïque (AEP). Le corps humain peut le synthétiser à partir de l'acide alpha-linolénique, bien que le taux de conversion soit très faible. Il est donc important de consommer des aliments riches en AEP, notamment certains poissons gras. Les populations qui consomment de grandes quantités de poisson (les Inuits du Groenland et les Japonais, par exemple) sont nettement moins touchées par les maladies cardiovasculaires. Par ailleurs, l'AEP se transforme en eicosanoïdes de série 3, des substances qui contribuent à la protection des artères et du coeur et qui ont des effets anti-inflammatoires et anti-allergiques reconnus.

    L'acide docosahexaénoïque (ADH). L'ADH est également présent dans les produits marins, plus particulièrement dans certains poissons gras. Il joue un rôle fondamental dans le développement du cerveau et de la rétine ainsi que dans la formation et la motilité des spermatozoïdes.

    Voir notre fiche sur les huiles de poisson pour un tour d'horizon complet des nombreuses recherches scientifiques dont l'AEP et l'ADH ont fait l'objet.

    Les acides gras oméga-6

    haut

    Le corps utilise les oméga-6 pour élaborer des d'acides gras hautement insaturés et d'eicosanoïdes de séries 1 et 2. Ces substances jouent un rôle important dans le bon fonctionnement des systèmes nerveux, cardiovasculaire, immunitaire, ainsi que dans les réactions allergiques et inflammatoires et la guérison des blessures. Consommés en excès, les acides gras oméga-6 peuvent empêcher que les effets bénéfiques des acides gras oméga-3 se manifestent, notamment sur le plan de la protection cardiovasculaire. Un excès d'oméga-6 peut aussi provoquer des douleurs et des maladies inflammatoires comme l'asthme ou l'arthrite.

    Parmi les oméga-6, seul l'acide linoléique (AL) est qualifié d'« essentiel ». En effet, les autres acides gras oméga-6 peuvent être fabriqués par le corps à partir de l'AL. Contrairement à l'AAL, il est abondamment présent dans l'alimentation moderne : huiles de maïs, de tournesol, de soya, de carthame, de pépins de raisin, etc.

    L'acide gamma-linolénique (AGL). Le corps synthétise l'AGL à partir de l'AL, mais plusieurs obstacles peuvent nuire à cette conversion : une consommation excessive de cholestérol et de « mauvais gras » (trans, saturés, etc.), l'alcool, le vieillissement et le diabète, par exemple. On peut aussi consommer des produits qui sont des sources directes d'AGL : huile de bourrache (24 % d'AGL), d'onagre (8 % d'AGL), de cassis (18 % d'AGL) et spiruline5.

    L'acide dihomo-gamma-linolénique (ADGL). C'est un dérivé de l'AGL. La seule source alimentaire connue est le lait maternel. Le DGLA se transforme en eicosanoïdes de série 1 qui contribuent à la protection des artères et du coeur, stimulent l'immunité et ont des effets anti-inflammatoires.

    L'acide arachidonique (AA). C'est un dérivé du DGLA. Le jaune d'oeuf et les gras animaux en sont des sources directes. L'AA, parce qu'il est utilisé dans la synthèse d'eicosanoïdes de série 2, assure la cicatrisation et la guérison des blessures et contribue aux mécanismes des réactions allergiques. Cependant, un excès de ces eicosanoïdes peut entraîner des maladies comme l'arthrite, l'eczéma, le psoriasis et plusieurs maladies auto-immunes.

    Source: Sympatico

    Bonne journée,

    Marie-Claude

  • L'abc du coin étude

    Créer un coin étude pour les enfants, ce n’est pas sorcier. Il suffit de se fier à quelques principes de base et de se rappeler qu’il n’est pas nécessaire de disposer d’un grand espace pour réussir à installer un bureau pour notre jeune écolier. Et même si, chez vous, les devoirs se font plus souvent qu’autrement sur la table de la cuisine, ce n’est pas une raison pour négliger quelques aspects «déco».

    Ces précieux conseils pour aménager un coin étude-travail proviennent, en grande partie, de la designer d’intérieur Hélène Pelletier.

    L'emplacement

    • Choisissez un endroit calme à l’écart des distractions (télévision, téléphone, fenêtre devant un parc, etc.) et des va-et-vient des autres membres de la famille, mais où vous serez le plus disponible pour pouvoir superviser les travaux. Si les chambres ne sont pas au même étage que la cuisine, le salon et le boudoir, il est peut-être bon d’installer le coin étude près de ces dernirères pièces, du moins tant que l’enfant a besoin d’être supervisé.
    • Il est important que chaque enfant possède un coin bien à lui. Il faut que ce soit un endroit bien défini qu’il ne fréquente que pour le temps des devoirs. Cela crée une bonne habitude et augmente le niveau de concentration. Sans pour autant rendre l’atmosphère austère, l’enfant doit comprendre que ce n’est pas une salle de jeux.
    • Si la chambre est l’endroit le plus approprié, créez un coin très spécifique qui se démarque dans l’espace. Jouez avec les couleurs. Le mur où se trouve la table de travail peut être peint d’une teinte différente du reste de la pièce.
    • Respectez l’endroit de l’enfant et faites en sorte que ses frères et sœurs plus jeunes le fassent aussi. Assurez à l’écolier que personne ne sera admis dans son espace de travail pour le déranger.

    La surface de travail

    • La surface doit être assez grande pour y déposer les livres, les cahiers et tous les articles nécessaires afin de pouvoir les garder à la portée de la main.
    • Préférez une surface facile à nettoyer, comme le stratifié.
    • Si possible, ajustez la hauteur de la table de travail à la grandeur de l’enfant sinon, assurez-vous que la chaise soit de la bonne hauteur.

    L'éclairage

    • Autant que possible, utilisez un espace bien éclairé naturellement par une fenêtre.
    • Une petite lampe doit être placée du côté opposé à la main qui écrit pour ne pas créer d’ombrage.
    • Évitez un éclairage derrière le dos, cela amplifie l’ombre créée par le corps.

    Les couleurs

    • Attention aux couleurs trop stimulantes. Par exemple: le rouge peut être trop énergique sur de grandes surfaces.
    • Des couleurs sombres auront pour effet de trop absorber la lumière.
    • Différentes teintes de jaune peuvent avoir pour effet d’aiguiser la pensée et d’augmenter la concentration. 
    • Le bleu calme et stimule l’esprit.
    • En fait, visez la modération et l’équilibre, tout en respectant les goûts de l’enfant.

    D'autres idées

    • Installez un babillard, un calendrier, des tablettes pour les livres et n’oubliez pas d’y ajouter la touche personnelle de votre petit écolier (photos, dessins ou objets préférés).
    • Munissez votre enfant d’une trousse de travail: crayons, papier, carnet de devoirs, colle, ciseaux, ruban adhésif, etc. On évite ainsi les déplacements et c’est toujours plus intéressant de fouiller dans un coffre différent de celui qu’on a à l’école.
    • Si les devoirs doivent se faire sur le comptoir, sur la table de la cuisine ou du salon, assurez-vous d’aménager une petite armoire pour pouvoir y ranger sac, crayons, cahiers, livres ou autres. L’enfant sentira moins le besoin de tout traîner dans son sac à dos jour après jour et, du même coup, il s’habituera à ranger et à prendre soin de ses articles scolaires.

    Enfin, Hélène Pelletier, souligne qu’il est primordial de ne pas négliger les suggestions de votre enfant… qui se révèlent souvent fort intéressantes! Après tout, c’est lui qui aura à y travailler. Elle rappelle aussi que l’idée que les adultes se font du confort n’est pas toujours la même que celle des enfants.


    Pour en savoir plus

    Hélène Pelletier, designer d’intérieur, offre aussi les ateliers de décoration et de rénovation Côté Cours. Tél. : 1 (877) 465-6119.

    Vous trouverez aussi plusieurs bons conseils dans les livres suivants :

    • Au retour de l’école…La place des parents dans l’apprentissage scolaire, Marie-Claude Béliveau, Les éditions de l’Hôpital Sainte-Justine, Collection Parents, 2000, 169 pages.
    • Devoirs sans larmes : guide à l’intention des parents pour motiver les enfants à faire leurs devoirs et à réussir à l’école, Lee Canter et Lee Hausner, Les Éditions de la Chenalière, 1995, 149 pages.
    • Je réussis l’éducation de mes enfants, Anne Schapiro-Niel, Marabout, 2000, 257 pages.

    Source: Petit-monde.com

    Bonne journée,

    Marie-Claude

  • Bons trucs, bons lunchs!

    Des parents organisés en valent plusieurs! Aménagez un coin lunch dans une armoire ou un grand tiroir. Gardez-y un assortiment complet de tous les accessoires nécessaires à la préparation des lunchs :

    • contenants en plastique avec des couvercles pour les salades (pensez à l’environnement : lavez les contenants commerciaux et réutilisez-les);
    • ustensiles jetables (demandez aux enfants de les rapporter et réutilisez-les);
    • papier d’aluminium;
    • pellicule plastique transparente;
    • sacs à sandwich en plastique, papier ciré ou boîtes en plastique réutilisables;
    • thermos à grande ouverture pour les mets chauds. Lavez la boîte à lunch et les thermos la veille et laissez aérer pendant la nuit;
    • un sac en toile peut servir de boîte à lunch. Mais pour les enfants de quatre à huit ans, la boîte à lunch traditionnelle est plus pratique;
    • achetez deux ou trois sacs réfrigérants par enfant et inscrivez le nom de famille sur le contenant avec un crayon-feutre hydrofuge (dont l’encre résiste à l’eau).  Si votre enfants l’oublie à l’école, vous en aurez toujours un bien givré dans votre congélateur;
    • cuisinez en plus grande quantité la fin de semaine ou la veille.Congelez les surplus en portions individuelles;
    • gardez en réserve quelques sandwichs (sans œufs, sans mayonnaise, sans légumes crus) au congélateur. Ils vous dépanneront les matins où les minutes sont comptées. Placez-les congelés dans la boîte à lunch et ils seront prêts à manger le midi;
    • profitez de la technologie moderne pour gagner du temps. Le mélangeur, le robot, le four à micro-ondes peuvent vous sauver de précieuses minutes;
    • prévoyez les menus de la semaine à l’avance et achetez les aliments nécessaires en faisant votre marché;
    • profitez des rabais et devenez écureuil! Faites provision de jus variés en format individuel, de biscuits maison (à la farine d’avoine et aux raisins secs qui se conservent bien dans une boîte de métal), de yogourt, de noix, de fruits secs, etc.
    • créez une carte de quelques menus vite faits et équilibrés. Vous épargnerez temps et énergie et vous constaterez que les enfants ne se lassent pas des formules gagnantes.

    Variez vos sandwichs

    • Bagel au fromage à la crème avec noix et poivre haché fin
    • Croissant farci de salade de thon, avec feuilles d’épinard ou de laitue
    • Demi sous-marin avec dinde tranchée et/ou tranches de fromage suisse, lamelles de poivron rouge et/ou vert
    • Pain pita farci avec concombre tranché et fromage cottage
    • Pain pita farci de fromage râpé, carottes râpées, raisins secs (mayonnaise au goût)
    • Pain pita farci de purée de pois chiches et luzerne
    • Sandwich au fromage ricotta et abricots séchés, hachés
    • Sandwich au poulet haché, céleri haché et ananas en morceaux (mayonnaise au goût)
    • Sandwich au saumon et poivron vert haché
    • Sandwich au tofu écrasé avec persil et beurre de sésame

    Les sandwichs se congèlent très bien. Évitez toutefois de congeler ceux qui contiennent des œufs, de la laitue, du concombre, des tomates et de la mayonnaise. Ajoutez ces ingrédients après, si désiré. Les sandwichs se conservent facilement pendant trois à quatre semaines au congélateur. Inscrivez la date de congélation sur une étiquette pour ne pas avoir à vous inquiéter de la fraîcheur. Emballez-les individuellement et vous pourrez les mettre directement dans la boîte à lunch.

    Tous les pains et muffins se congèlent très bien pendant une période de six mois.  Vous n’avez qu’à sortir la quantité dont vous avez besoin le matin même. Vous pouvez faire des sandwichs avec du pain encore congelé; il sera frais et prêt à manger au dîner.


    Recettes éclair

    Mini-pizza
    (Donne 2 mini-pizzas)

    1 muffin anglais de blé entier coupé en deux, ou
    1 bagel coupé en deux

    Garniture au goût: purée de tomates, tranches de tomate, lamelles de poivron, champignons, olives, etc.  Deux tranches de mozzarella ou de cheddar au goût.

    Garnissez chaque demi-bagel ou muffin anglais avec les ingrédients de votre choix, recouvrez d’une tranche de fromage et mettez sous le gril jusqu’à ce que le fromage ait fondu et soit légèrement doré. Servez chaud ou froid.

    Salade Waldorf
    (Donne 2 portions)

    2 pommes coupées en cubes
    125 ml (½  tasse) de noix de Grenoble hachées
    60 ml (1/4 tasse) de raisins secs
    2 tiges de céleri tranché mince
    125 ml (½ tasse) de yogourt nature

    Mélangez tous les ingrédients.

    Muffins à l’avoine
    (Donne 12 muffins)

    60 ml (1/4 tasse) d’huile végétale
    125 ml (1/2 tasse) de cassonade
    1 œuf
    250 ml (1 tasse) de lait
    125 ml (1/2 tasse) de raisins secs et/ou de noix
    250 ml (1 tasse) de flocons d’avoine
    250 ml (1 tasse) de farine de blé entier
    2 ml (1/2 c. à thé) de sel
    10 ml (2 c. à thé) de poudre à pâte
     2 ml (1/2 c. à thé) de bicarbonate de soude

    • Faites chauffer le four à 180 °C / 350 °F. 
    • Mélangez l’huile, le sucre et l’œuf jusqu’à consistance crémeuse. 
    • Ajoutez le lait et les raisins (et/ou les noix). 
    • Tamisez les ingrédients secs et incorporez délicatement au mélange. 
    • Versez dans des moules huilés et faites cuire au four pendant 20 à 25 minutes.

    Ficelle en rondelles

    ½ ficelle (ou baguette de pain mince) de blé entier
    45 ml (3 c. à soupe) de fromage à la crème à teneur réduite en gras
    45 ml (3 c. à soupe) d’ananas broyés bien égouttés

    Coupez le pain en deux sur la longueur. Tartinez de fromage et couvrez d’ananas. Refermez, puis tranchez le pain garni en rondelles et enveloppez le tout dans du papier d’aluminium.

    Sources: Petit-monde.com
    Bonne rentrée,
    Marie-Claude

  • À l'heure des devoirs: suivez les guides!

    Au retour de l’école…

    Les livres de la collection Parents de l’hôpital Sainte-Justine sont toujours des références incontournables, mais ce dernier ouvrage dépasse toute nos attentes! Véritable guide de survie de la rentrée, il épaule les parents dans leur rôle d’éducateurs privilégiés de leur enfant.

     

    L’auteure, une orthopédagogue et psychoéducatrice à l’hôpital Sainte-Justine, propose des repères et des principes de base afin de conseiller les parents au sujet de la vie scolaire. Elle présente des exemples concrets à appliquer au quotidien. Des exercices, des jeux à expérimenter en famille au retour de l’école pour stimuler le désir d’apprendre chez l’enfant, mais aussi des attitudes à adopter pour bien s’acclimater à ce nouveau statut de parents d’écolier! Des tableaux, des divisions par petites sections et de simples encadrés facilitent et allègent la lecture de ce guide, loin d’être dirigiste et obtus!

    Quelques conseils à retenir

    • «Aider l’enfant dans sa façon de s’y prendre pour arriver à ses fins plutôt que de ne se préoccuper que du contenu de la tâche.
    • S’entraîner avec l’enfant à observer les moyens d’apprendre de chacun, à les reconnaître, à les nommer et à les pratiquer.
    • Se rappeler que chacun construit sa propre «maison mentale» (connaissances) à partir de stratégies d’apprentissage diversifiées et que l’intégration des connaissances se fait par un processus actif, volontaire et personnel.
    • Ne pas oublier que trop aider est aussi nuisible qu’aider trop peu.
    • Encourager la recherche de solutions et de moyens diversifiés.
    • Varier ses propres moyens d’aider l’enfant: fournir des explications verbales ou imagées, donner des exemples, chercher des différences et des similitudes, faire des liens avec des connaissances antérieures, démontrer l’utilité de la notion à acquérir ou la faire découvrir à l’enfant.
    • Utiliser des mots faisant appel aux différents sens qui doivent être mis à contribution: «regarde», «écoute», «imagine-toi en train de…».
    • Permettre à l’enfant de faire des liens, même s’il peut parfois sembler se distraire de la tâche.»

    AU RETOUR DE L’ÉCOLE… LA PLACE DES PARENTS DANS L’APPRENTISSAGE SCOLAIRE. Marie-Claude Béliveau, Les éditions de l’Hôpital Sainte-Justine, Collection Parents, 2000, 169 pages. 

    Devoirs sans larmes

    Le titre dit tout! Très pratico-pratique, ce guide propose des tactiques efficaces pour bien encadrer vos enfants au retour de l’école. Quoi leur permettre? Comment les motiver? Où créer un espace pour étudier? Comment les appuyer et les encourager? Autant de réponses que vous avez de questions!

     

    Vous n’arrivez pas à trouver ce qui cloche pendant les devoirs à la maison? Un survol des problèmes les plus souvent rencontrés suivis par des mises en situation concrètes et des exercices pratiques permettent de mettre rapidement le doigt sur le bobo. Souvent démunis et sans ressources, les parents pourront se fier à cet ouvrage de référence tout au long de l’année pour qu’enfin, les devoirs soient sans larmes!

    Pourquoi pas un horaire des devoirs?

    «À la maison, les devoirs ont la priorité et ne doivent pas passer après les autres activités. En collaboration avec leurs enfants, les parents doivent établir un horaire quotidien pour les devoirs.»

    Pour vous faciliter la tâche, cliquez ici pour obtenir un modèle à reproduire, puis à remplir hebdomadairement, selon les différentes activités quotidiennes de votre enfant (natation, rendez-vous chez le dentiste, leçon de clarinette, souper chez grand-mère, etc.). 

    Les auteurs vous conseillent d’afficher cet horaire bien en évidence dans un endroit très fréquenté.
     
    DEVOIRS SANS LARMES : GUIDE À L’INTENTION DES PARENTS POUR MOTIVER LES ENFANTS À FAIRE LEURS DEVOIRS ET À RÉUSSIR À L’ÉCOLE. Lee Canter et Lee Hausner, Les Éditions de la Chenelière, 1995, 160 pages.

    Sources: Petit-monde.com

    Bonne rentrée,
    Marie-Claude

  • Qui a peur de la rentrée?

    Alors que les médias reprennent le chemin de l’école en entonnant le refrain de la réforme scolaire et des grands enjeux pédagogiques, les préoccupations des parents sont beaucoup plus proches de celles de leurs jeunes écoliers : le nouveau professeur, le casse-tête des devoirs, les relations avec les amis, les dodos écourtés et tous les aléas de la vie quotidienne. Tour d’horizon des petites et grandes angoisses des petits et grands à l’heure de la rentrée. Conseils rassurants de spécialistes qui en ont vu d’autres!

    Ouvrir la porte…
    «Si la rentrée angoisse tant de parents, c’est parce qu’ils lui accordent trop d’importance, comme si toute l’année se jouait dans ces premiers contacts», explique Célyne Muloin, directrice de «La Ligne Parents», un service téléphonique spécialisé dans les relations parents-enfants, gratuit et accessible partout au Québec. Ces appréhensions, conjuguées à la course contre la montre, augmentent souvent les craintes des enfants face à ce nouveau milieu de vie qui exige un temps d’adaptation tout à fait normal. C’est ce que nous disons toujours aux parents qui nous appellent en début d’année scolaire parce qu’ils s’inquiètent du nouveau professeur trop sévère ou qu’ils ne savent pas comment aider leurs enfants à faire leurs devoirs».

    La rentrée scolaire, particulièrement la première, suscite des sentiments ambivalents chez les enfants comme chez les parents, explique le psychoéducateur et orthopédagogue bien connu, Germain Duclos. «L’enfant s’affirme par des gestes autonomes tout en désirant rester petit et entouré, en état de dépendance. Quant aux parents, ils sont généralement fiers des nouveaux apprentissages de leur enfant, mais ils perçoivent, en même temps, que leur petit se sépare d’eux de plus en plus. Les parents aussi ont peur d’être seuls», précise M. Duclos dans son nouvel ouvrage de la Collection Parents de l’Hôpital Sainte-Justine «Guider mon enfant dans sa vie scolaire».

    «Trop de parents se sentent coupés du monde scolaire et ils estiment avoir peu d’influence par rapport à l’école et à l’apprentissage de leurs petits, poursuit-il.  Depuis la naissance de l’enfant, les parents accompagnent celui-ci dans de multiples apprentissages souvent complexes en tentant de respecter son rythme de développement. Quand l’enfant entre à l’école, bien des parents se sentent démunis et moins compétents que dans la petite enfance de leur rejeton».

    On serait tenté de pointer du doigt la fameuse réforme scolaire et les nouvelles méthodes d’enseignement. Pourtant, selon les différents spécialistes consultés, les parents en parlent très peu. «Il y a toujours eu des changements de programmes pédagogiques, rappelle Marie-Claude Béliveau, orthopédagogue et psychoéducatrice au service de psychiatrie de l’Hôpital Sainte-Justine. La grande question que les parents se posent aujourd’hui en est plutôt une d’horaire : comment trouver le temps de faire les devoirs avec les enfants et de suivre leur cheminement scolaire, tout en ne négligeant pas leurs activités parascolaires, quand on est déjà à bout de souffle après une journée de travail?» 

    Voici donc quelques pistes de réflexion pour affronter la rentrée sans peur et sans reproche!

    La peur des devoirs
    «La grande question des parents face à la supervision scolaire pourrait se résumer ainsi : qui fait quoi?, explique Célyne Muloin de La Ligne Parents. On a même développé un atelier pour aider les parents à définir leur rôle face aux devoirs, les attentes des professeurs, la relation d’accompagnement, etc. Ce qu’on remarque trop souvent, c’est que les parents se sentent jugés par rapport au devoir remis, comme si c’était leur responsabilité et non celle de l’enfant de bien faire son travail. Les devoirs suscitent beaucoup trop de stress dans la vie familiale».

    Même son de cloche de Marie-Claude Béliveau, auteure du guide «Au retour de l’école… La place des parents dans l’apprentissage scolaire», des éditions de l’Hôpital Sainte-Justine. «Les parents en font généralement trop. Ça devient comme un deuxième travail à temps plein. Ce stress se communique évidemment aux enfants et la tâche des devoirs devient pénible. Le rôle des parents est de motiver l’enfant à apprendre (développer le plaisir d’apprendre) et de lui faire comprendre que ses devoirs sont sa responsabilité. Il faut donc encourager l’enfant à profiter du temps dont il dispose à l’école pour faire ses devoirs, tout en le rassurant que l’on sera là le soir pour vérifier son travail et l’aider à terminer ce qu’il n’aura pas compris».

    Enfin, comme le rappelle le psychoéducateur et orthopédagogue Germain Duclos, il ne faut pas confondre exercice et apprentissage. «Les parents doivent soutenir et guider l’enfant dans l’exercice de ses nouvelles habiletés et non pas les lui enseigner. Un enfant a besoin d’un seul enseignant. Quand les parents s’improvisent enseignant, ils risquent fort de brouiller les cartes car ils n’utilisent pas les mêmes stratégies que l’enseignant et peuvent ainsi créer de la confusion. Les responsabilités doivent donc être clairement définies entre l’enfant, le parent et l’enseignant.»

    La peur du nouveau professeur
    Pour permettre à l’enfant de s’intégrer positivement à l’école, le parent doit être capable d’accepter de déléguer son autorité à une tierce personne, soit l’enseignant, soutient Marie-Claude Béliveau. Et ce, même si ce n’est pas toujours facile, puisqu’on ne la choisit pas cette personne qui prendra tant de place dans la vie de notre enfant. Une sorte de rivalité peut s’installer entre parents et professeurs, les deux sentant leurs compétences remises en question et leur comportement jugé. Malgré tout, il est important d’appuyer le plus possible les décisions qui sont prises à l’école et de faire confiance au potentiel d’adaptation de l’enfant. Cela n’exclut évidemment pas le dialogue avec l’enseignant et les différents intervenants scolaires.»

    Germain Duclos souligne aussi l’importance d’établir des rapports de connivence et de coopération entre les parents, les enseignants et l’école en général. «Plusieurs recherches insistent sur le rôle que joue la relation parents-enseignants dans le succès de l’enfant à l’école. L’élève a besoin de vivre une relation significative avec son enseignante ou son enseignant pour s’engager dans son éducation et pour retenir ce qu’il apprend, et il a également besoin que ses parents aient des échanges avec elle ou lui. Il souhaite, consciemment ou non, que les adultes auxquels il s’est attaché à des degrés divers vivent entre eux des relations concrètes et positives».

    La peur des «mauvaises fréquentations»
    Généralement